Cap aux bords, par Patrick Leboutte

« Une lettre en prologue et trois documentaires élaborés patiemment, au fil des ans et pour ainsi dire sans financement, mais animés par la même certitude qu’ils finiraient bien par éclore un jour. Tous se parlent, dialoguent, se font écho, irrigués par le même souci de rendre d’abord à la lumière ceux que le philosophe Walter Benjamin appelait en son temps « les sans-noms » : adolescents autistes filmés sous les caresses du soleil (Guerch), paysans résolus à ne jamais quitter la terre de leurs ancêtres (Federoff), classe ouvrière intacte dans sa fierté à défaut d’avoir pu sauvegarder ce qui fondait son identité collective, mais encore capable de faire résonner en ses corps les vibrations poétiques d’un Rimbaud, pour s’éclairer par elle-même (Taliercio). Replacer au coeur de l’Histoire ceux qu’on n’entend plus, parce que les images majoritaires ne les regardent plus, ou si mal, ou systématiquement défor- més, était selon Pierre Perrault, la raison d’être du cinéma.

Je vous apporte une bonne nouvelle, il existe encore des films en forme de lucioles, pour la suite d’un cinéma debout! »

Patrick Leboutte

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